English Version:

Sibylle Schmitz: Actor
From All Movie Guide: The haunting Leone in Carl Theodor Dreyer's Vampyr (1932), Sybille Schmitz remains perhaps the most unusual of Nazi-era German stars, her tragic fate long remembered by such postwar filmmakers as Rainer Werner Fassbinder, who based his Veronica Voss (1981) partially on her. Dark and with enormous brooding eyes, Schmitz's almost somnambulistic beauty was perfect for Dreyer's vampire allegory but Ufa didn't know what to do with her and the Nazi minister of propaganda, Joseph Goebbels, disliked her and thought her "too foreign."

A favorite of director Frank Wysbar (Wisbar in Hollywood), Schmitz starred in one of the strangest films to emerge during the Third Reich, Fährmann Maria (1936), in which she played a ferryperson attempting to save a doomed youth from Death. Wysbar remade the film for low-budget company PRC in Hollywood in 1945 but former Miss America Rosemary La Planche was hardly a worthy successor to the ethereal Sybille. Schmitz suffered blacklisting by the regime for a while but stage director Gustaf Gründgens persuaded Goebbels to allow her to star in Tanz auf dem Vulkan (Dance on the Volcano, 1938), one of the many circus melodramas made during the Nazi regime. She was also in Titanic (1943), a retelling of the famous maritime disaster that was promptly banned by Goebbels for being too depressing and not anti-British enough. The drama survives, however, and Schmitz once again offers a standout performance.

Fearing that she was washed up and probably suffering from the aftereffects of her Nazi-era troubles, the postwar Sybille Schmitz became addicted to alcohol and drugs. She still worked regularly both in films and on the legitimate stage but the old mystique was missing. In April 1955, she was found unconscious in her Munich apartment, an apparent victim of a suicide attempt. Without regaining consciousness, the former star died a few days later at a Munich hospital. ~ Hans J. Wollstein.

 

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Biographie en français:

Sybille Schmitz
Date de naissance: 2 décembre 1909
Date de décès: 13 avril 1955
Nom: Sybille Maria Christina Schmitz


Sybille Maria Christina Schmitz vient au monde le 2 décembre 1909, à Duren, ville de l’Empire Germanique. Alors qu’elle est étudiante en commerce à Cologne, elle assouvit sa passion pour le théâtre en suivant les cours de comédie de Hermine Körner. En 1927, elle décroche un premier contrat au Deutsches Theater de Max Reinhardt, à Berlin.
 
En 1928, Sybille Schmitz débute au cinéma dans un court métrage, puis, parallèlement au théâtre, elle enchaîne quelques seconds rôles dans : «Freie fahrt !» (1928) de Max Mack, «Le journal d’une fille perdue» (1929) de G.W. Pabst et «Vampyr» (1932) de Carl Theodor Dreyer. En 1932, le producteur Erich Pommer lui offre un contrat de cinq ans avec la UFA et le premier rôle dans «I.F.1. ne répond plus» aux côtés de Hans Albers et Paul Hartman. Elle devient aussitôt une vedette et accroît sa popularité en interprétant des femmes fatales, belles et mystérieuses dans plusieurs productions : «Un mari idéal» (1935) avec Brigitte Helm, «Fährmann Maria» (1936) avec Carl de Vogt, «Signal in der nacht» (1937) avec Curt Ackermann et «Hotel Sacher» (1938) avec Willy Birgel.

En 1938, alors qu’elle est au sommet de sa beauté et au zénith de sa carrière, Sybille Schmitz est écartée des plateaux de cinéma avec une interdiction temporaire d’exercer sa profession, suite à un différent artistique avec Joseph Goebbels. Son ami Gustaf Gründgens doit discuter longuement avec le sinistre ministre, pour imposer Sybille à ses côtés dans «Der tanz auf dem vulkan». Après le tournage, persuadée qu’elle est une actrice finie, elle sombre dans la dépression.

Durant la seconde guerre mondiale, Sybille revient dans quelques comédies romantiques. Elle apparaît également dans deux superproductions de la UFA : «Trenck, der Pandur» (1940) de Herbert Selpin où elle retrouve Hans Albers et «Titanic» (1943) entourée de plusieurs vedettes du studio. Après le conflit, elle est déjà une vedette oubliée. Elle s’adonne à la boisson, abuse des médicaments et fait plusieurs tentatives de suicide. Ruinée et prématurément vieillie, Sybille Schmitz tourne encore quelques rôles secondaires dans huit films entre 1947 et 1953. Elle est malgré tout remarquable, dans le rôle de la mère de Hardy Kruger, dans «Zwischen Gestern und Morgen» (1947) & «Illusion» (1952).

 
Pour l’anecdote, elle fut mariée au scénariste Harald G. Peterson, mais son mariage fut brisé quand son époux apprit sa liaison avec Beate von Molo, directrice de théâtre, scénariste et lesbienne notoire.

Le 13 avril 1955, Sybille Schmitz est retrouvée inconsciente, par la police, à son domicile de Munich. Elle meurt quelques heures plus tard, dans un hôpital de cette même ville, sans avoir repris connaissance et dans des circonstances mystérieuses. L’enquête conclura à un suicide par abus de barbituriques. Sa vie sera racontée en 1981, par Rainer Werner Fassbinder dans «Le secret de Veronika Voss», l’histoire d’une ancienne star du cinéma allemand, merveilleusement interprétée par Rosel Zech, qui sombre progressivement dans l’alcool et dans la drogue, pour oublier ses succès du temps passé.


 

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